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Note de veilleSyrie: Khan Cheikhoun gazée, récit d’un carnage sans nom

04.04.2017 à 19 H 25 • Mis à jour le 04.04.2017 à 19 H 25 • Temps de lecture : 6 minutes
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Cent personnes auraient été tuées et environ quatre cents seraient gravement intoxiquées par une attaque chimique menée dans une ville du nord-ouest du pays tenue par les rebelles. L’Union européenne, le président turc et l’opposition syrienne accusent le régime d’Assad d’avoir procédé aux bombardements meurtriers

Des dizaines de personnes, dont des enfants, ont été tuées par un bombardement d'armes chimiques, mardi matin 4 avril, dans la localité de Khan Cheikhoun, une ville du nord-ouest du pays tenue par les rebelles et située dans la province d'Idlib. Selon les témoignages de médecins et d'équipes de secouristes sur place, l'aviation du régime syrien serait la responsable de cette attaque dont le bilan final pourrait être très lourd. Mardi après-midi, l'organisation syrienne UOSSM (Union des organisations de secours et soins médicaux) faisait état « de 100 morts par suffocation et 400 victimes suite à plusieurs attaques chimiques massives au gaz toxique », alors que les bombardements se poursuivaient dans la région.


« Le centre des casques blancs de Khan Cheikhoun, ainsi que l’hôpital Al-Rahme ont été aussi touchés par une attaque chimique. On recense plus d’une quarantaine d’attaques depuis 6h30 du matin, mardi », a déclaré dans un communiqué l'UOSSM. Une vidéo tournée par des activistes montre un avion qui survole la localité et largue plusieurs projectiles avant que des colonnes de fumées s’élèvent.

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